Comment le général Soleimani a donné le coup d’envoi du monde multipolaire

Le consensus des historiens du futur sera inévitable : les années 2020 ont commencé par un meurtre diabolique.
Aéroport de Bagdad, 3 janvier 2020, 00h52 heure locale. L’assassinat du général QassemSoleimani, commandant de la Force Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), aux côtés d’Abu Mahdi al-Muhandis, commandant adjoint des Hashd al-Sha’abi d’Irak, par des missiles AGM-114 Hellfire à guidage laser lancés depuis deux drones MQ-9 Reaper, était, en fait, un meurtre en tant qu’acte de guerre.