Dossier géostratégique : la guerre qui a déplacé la géographie du pouvoir

Le 28 février 2026, en douze heures, l’aviation américaine et israélienne a frappé l’Iran près de neuf cents fois et tué son Guide suprême. En représailles, Téhéran a fermé le détroit d’Ormuz. Ce que le monde a découvert dans les semaines qui ont suivi n’est pas seulement l’histoire d’une guerre régionale de plus : c’est la démonstration, à l’échelle d’un conflit réel, qu’au XXIe siècle la puissance ne se mesure plus au territoire que l’on tient, mais aux flux — pétrole, capitaux, données, assurances, confiance — que l’on parvient à faire circuler, ou à interrompre.

A Police HQ, Wind Farms, and Natural Gas: Mapping China’s Investments in Europe

Through an opaque network of shell companies in the British Virgin Islands and Luxembourg holding firms, an agency that manages China’s foreign reserves has discreetly scooped up stakes in Europe’s critical infrastructure, utilities, and real estate.

From a gas company in Spain to a police headquarters in Belgium, an agency directed by China’s central bank has been quietly acquiring stakes in companies and properties across Europe over the past decade.

An Iranian Vision of the New Middle East

The United States has resumed attacks on Iran. The memorandum of understanding that Tehran and Washington struck last month in Switzerland, hanging by a thread for weeks, has finally fallen apart. “I think it’s over,” U.S. President Donald Trump said on July 8. “I don’t want to deal with [Iran] anymore.”

L’Allemagne remet l’uniforme et prépare l’Europe de l’après-Amérique

Berlin veut devenir le pivot militaire du continent, mais derrière le réarmement se cachent la crise industrielle, la fragilité politique et de nouvelles dépendances européennes.

L’Allemagne se prépare à la guerre alors qu’elle ne parvient pas encore à décider ce qu’elle veut devenir en temps de paix. Tel est le paradoxe qui accompagne la première stratégie militaire globale de la République fédérale : un pays traversé par la récession industrielle, le vieillissement démographique, la crise de son modèle énergétique et la progression de l’opposition nationaliste décide de confier au réarmement la mission de reconstruire sa centralité européenne.

Conflit en Ukraine : les racines de la russophobie européenne

Le conflit actuel en Ukraine a sans doute été la résultante d’une vision stratégique, celle de Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale du président Carter (Le grand échiquier, 1997), et d’une décision purement américaine, en 2008 : imposer à l’OTAN l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie.